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Mardi
13 septembre, 15 heures, rendez-vous à l’hôtel Castellane
situé en plein centre : bonjour, les travaux !…, adieu la voiture !…
; la construction de la 2ème ligne de métro qui dure depuis 3
ans et qui se |
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En
car – of course – nous avons découvert les principales
installations : les halls de fabrication des moyens courriers, la
plate-forme de test des réacteurs, style blockhaus, le parking de
préparation aux essais et aux livraisons, le monstre Béluga, le musée
des ailes anciennes pour les nostalgiques ; mais le hall à ne pas
manquer est le hall d’assemblage final des longs courriers gros
porteurs A330/340 : 500 m de long, 240 m de large, 46 mètres de haut,
soutenu par une charpente métallique extérieure (innovation qui
élimine les piliers internes) de 7 200 tonnes soit 1,5 fois le poids de
la tour Eiffel. Deux peintres acrobates assurent le relooking de cette
charpente et, compte tenu du carnet de commandes de A340, leur plan de
carrière est sans problème. |
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Perçage et rivetage sont les deux mamelles d’Airbus : c’est ce que nous découvrons, perchés sur une passerelle intérieure. Peu d’employés visibles, tous planqués dans les fuselages à appliquer la consigne, soit 50 000 rivets par avion ! D’autres
chiffres qui peuvent donner une idée de la démesure du A340 : |
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Oui mais le cocorico c’est le A380 direz-vous ! Eh bien il faudra revenir, le site Lagardère ne se visite pas encore (Gisèle, prévoir le budget). Pour nous faire plaisir, notre chauffeur a fait un grand détour sur le chemin du retour pour s’en approcher. Sa queue (de l’avion) est tout ce que nous avons pu en apercevoir. Mercredi 14, visite de Toulouse avec notre second guide Rosie, très couleur locale. Pourquoi « ville rose », parce que dans le vieux Toulouse, nombreux sont les monuments et les façades auxquels la brique confère cette couleur sans pareil, changeante au gré des heures et des saisons. |
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Point ou peu de pierre, extraite de carrières lointaines, coûteuse et donc réservée aux nobles, la brique avec quelques imitations pierre pour les bourgeois, le torchis et les colombages pour les paysans (toujours cette hiérarchie à trois niveaux, présente jusque dans le vocabulaire : le noble étanche sa soif, le bourgeois se désaltère, le paysan s’abreuve…..).
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Basilique Saint-Sernin : la plus grande église romane du monde (eh couillon !) construite sur un plan en forme de croix latine, et la plus riche de France en reliques (eh c… !). Édifiée
au 11ème siècle sur le lieu de sépulture de Saint Saturnin (premier
évêque évangélisateur de Toulouse, martyrisé en 250), étape des
pèlerins sur la route de Saint Jacques de Compostelle, l’église
était faite pour attirer les foules (et cela continue maintenant avec
les retraités) d’où la nécessité de nefs et chapelles multiples. |
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Le
Capitole : nous empruntons avec Rosie le parcours du taureau qui traîna
St Saturnin, jusqu’à la place du Capitole : « The place » celle où
les Toulousains viennent en masse célébrer les grandes fêtes ou les
quelques rares victoires de leur club de rugby (n’est-ce pas, Alain
?). Marqué en son centre par la croix du Languedoc, ce vaste carré de
près d’un hectare est ceinturé de façades de briques, style
néoclassique. Celle du Capitole s’étend sur 130 m. Ses huit colonnes
de marbre rose symbolisent les huit Capitouls qui dirigeaient la ville. |
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A propos des gloires toulousaines, Rosie rappelle avec malice le dicton : « Paris pour voir, Lyon pour avoir (des sous), Bordeaux pour dispendre, Toulouse pour apprendre ». Un
autre rappel : dans la cour, sur le sol, une plaque commémorative du
Duc de Montmorency, mort noyé, emporté par une lame. |
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La révolution amène son
lot de désolations : lieu de réunion du club des Jacobins, puis
écuries, aujourd’hui musée avec ce qu’il en reste. |
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Cité
de l’espace : pause déjeuner mérité et 3ème guide.
Comme dans l’émission TV « l’Ile de la tentation », les hommes d’un
côté, les femmes de l’autre, chaque groupe dirigé par un guide de
sexe opposé. |
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Un certain nombre d’expériences dans des domaines très variés y sont réalisées ; notamment celle de faire l’amour. Pour plus d’info, composer 3615 Céline, mais si une telle opportunité se présente à vous, mieux vaut attendre le retour sur terre et aller à l’hôtel, vous éviterez l’arrêt cardiaque. |
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Au loin Ariane grandeur nature, pas uniquement son buste. |
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Jeudi
15 : Rendez-vous au Musée des Augustins : ancien couvent des
Ermites de l’ordre mendiant (encore un ! ) de St Augustin, avec son
église caractéristique du gothique méridional : nef unique à huit
travées, clocher tronqué de forme hexagonale. |
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Cathédrale St Etienne ou le charme du disparate. La durée extrêmement longue de sa construction (6 siècles !), l’influence de chaque époque, les rivalités entre école du Midi et du Nord, le manque de picaillons, on agite le tout et on obtient cette cathédrale originale. |
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Jugez:
« une nef romane sur 2 mètres puis gothique méridionale (nef unique)
qui n’est pas dans le prolongement de la nef, entreprise à l’autre
extrémité du terrain beaucoup plus tard donc avec l’idées de nef
centrale et collatéraux. Disons plutôt collatéral car place ne fut
laissée que d’un côté, l’autre occupé entre temps par des
habitations. Un clocher posé où l’on peut parce qu’il en faut un,
des tours prévues mais qui n’ont jamais vu le jour pour des raisons
financières déjà évoquées ». C’est
à cet instant que l’on se rend compte que le séjour est déjà
terminé. Trop court, tant Alors, comme dirait Michel Drucker, Vivement Dimanche prochain ! Raymond Alfonsi |
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